Dossiers en cours

Dossier : Les sollicitations de la Haute Autorité de Santé :

  • Évaluation de la méthode 3i chez les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme.
  • La fiche sur les symptômes prolongés après la Covid-19.
  • Participation au comité stratégique de suivi de la mise en place de l’accompagnement de la personne polyhandicapée dans sa spécificité
  • La recommandation de bonne pratique sur le syndrome du nez vide
  • Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 -Prise en charge des patients post-CoViD-19 en orthophonie
  • travaux de la HAS sur le télésoin

Dossier : Les recommandations de bonne pratique professionnelle :

Les Recommandations de Bonne pratique professionnelle pour les Troubles du langage Ecrit Le Collège Français d’orthophonie (CFO) a élaboré les premières recommandations professionnelles de bonne pratique (RBP) dans les troubles du langage écrit à destination des orthophonistes.
Le CFO organise un colloque, au ministère de la Santé, Salle Laroque, pour les présenter à la
profession mais aussi à tous les acteurs du parcours de santé des personnes présentant des troubles du langage écrit.

Sous-dossier : Langage écrit : https://www.college-francais-orthophonie.fr/1-le-colloque-cfo/

Dossier : Projet

Sous dossier : « Plateforme d’évaluation des troubles des fonctions oro-myo faciales et de l’oralité »

Le projet :

Elaboration d’une plateforme d’évaluation des troubles de l’oralité et des fonctions oro-myo-faciales. Cette plateforme doit comporter plusieurs niveaux d’évaluation du repérage/dépistage à l’élaboration diagnostique et s’étendre sur l’ensemble des domaines concernés. Trois éléments clés formeront l’architecture de cette plateforme : l’auto évaluation, les profils fonctionnels et la démarche stratégique d’élaboration diagnostique. Le développement de cette plateforme doit se faire sur un support informatique « agile » de type site WPA (accessible Off line).

Pourquoi cette plateforme ?

Depuis le 26 octobre 2017, l’évaluation et la rééducation des fonctions oro-myo-faciales (OMF) sont clairement inscrites dans la nomenclature des orthophonistes (avenant 16 du 26 octobre 2017). Une atteinte de ces fonctions peut avoir des conséquences sur la motricité faciale et mandibulaire, la mimique et les expressions faciales, la parole, la phonation, la mastication et la déglutition. Selon la Classification Internationale du Fonctionnement du handicap et de la santé (CIF) définie en 2001 par l’Organisation Mondiale de la Santé, la rééducation doit s’intéresser à la fonction, au handicap et à la qualité de vie, ainsi les aspects bio-psycho-sociaux doivent être intégrés à l’évaluation et la prise en soins, afin de répondre pleinement à ces recommandations (Berquin, 2010).

En France comme à l’étranger, il existe surtout des échelles spécifiques destinées à mesurer une pathologie en particulier mais pas d’échelles génériques répondant aux trois critères définis par l’OMS (Saby, 2020).

Afin de répondre efficacement au traitement des troubles OMF, un outil d’évaluation spécifique comprenant une auto-évaluation de la qualité de vie et une évaluation clinique permettra aux orthophonistes d’aider au diagnostic et de renforcer le plan de rééducation (Bergen, 2014 ; De Felicio, 2012).  

Ce protocole comportera une anamnèse détaillée, un examen clinique et une auto-évaluation des troubles fonctionnels et de la qualité de vie. A ce bilan générique peuvent être couplées des échelles spécifiques en fonction des pathologies comme une échelle d’évaluation de la mimique faciale, un bilan de la déglutition, un examen de la phonation, des tests sensoriels ou un examen de la cinématique mandibulaire.

Comité de pilotage :

Ce comité permettant d’élaborer le cadre du projet a été mis en place par décision du Collège Français d’Orthophonie le 14 décembre 2017) :

  • Stéphanie BOREL (Union Nationale pour le Développement, la Recherche et l’Evaluation en Orthophonie)
  • Didier LEROND (UNADREO)
  • Frédéric MARTIN (expert coordinateur)
  • Christophe RIVES (FNO & CFO)
  • Sophie TRICOT (FNO coordinatrice).

Un groupe de travail opérationnel issu de ce comité a été constitué afin de procéder au développement du projet, ses membres sont : Frédéric Martin, Christophe Rives et Sophie Tricot.

La mise en œuvre du projet

  1. Orientation du développement de l’outil vers une plateforme informatisée (accessible off line) qui pourrait à terme aboutir à une application.
  2. S’inscrire dans des démarches innovantes d’évaluation, d’accompagnement de l’évolution des pratiques et de développement d’outils favorisant la coordination interprofessionnelle et la promotion de la santé.
  3. Intégrer progressivement tous les champs du domaine (petite enfance/grands syndromes/sensorialité/fonctions oro-faciales et adultes/dysphagie… et l’accompagnement « fonctionnel-écosystémique » des aidants).
  4. Le modèle économique qui est en partie lié à la stratégie choisie pour le développement (site W.P.A., Application, plateforme ?) pourra aussi définir les contraintes budgétaires (vente de la plateforme, abonnement,… ?)
  5. L’apport de subventions extérieures de type « mécénat » est à l’étude

Méthode proposée pour le développement :

  • phase 1 référencement de l’existant
  • phase 2 conception de l’architecture de la plateforme
  • phase 3 analyse des contraintes techniques
  • phase 4 élaboration des contenus
  • Phase 5 pré tests
  • Phase 6 développement technique
  • Phase 7 mise en phase de test
  • Phase 8 lancement de la plateforme
  • Phase 9 évaluation
  • Phase 10 évolution & deuxième phase de développement

Partenaire : société Ortho-Edition

Sous-dossier : « IPOHE : Identité professionnelle de l’orthophoniste : aspects historiques et expertise »

Le projet :

Définir l’identité professionnelle des orthophonistes, par la caractérisation théorique des notions d’identité professionnelle et d’expertise en orthophonie.

Comité de pilotage :

  • Frédérique Brin-Henry, Vice-présidente FNO chargée de l’identité professionnelle et de la recherche (frederique.brin-henry@fno.fr), chef du projet
  • Anne Dehêtre, présidente de la FNO
  • Sylvia Topouzkhanian, présidente de l’Unadréo
  • Géraldine Hilaire-Debove, directrice du LURC

Membres des groupes de travail :

  • François ALLARD-HUVER, MCU sciences de l’information et de la communication, CREM, Université de Lorraine
  • Marc BORRY, fonctionnaire, responsable de la veille et de la gestion de la connaissance (KM) à la police fédérale belge, chargé de cours à l’Université de Lille 1
  • Nicolas GUILHOT, historien, MCU en sciences de gestion IFROSS Lyon 3
  • Frédérique MILLER, orthophoniste, Saverne
  • Marianne WOOLLVEN, MCF en sociologie à l’Université Clermont-Auvergne et membre du LESCORES

Merci à Lucie BRIATTE, (orthophoniste, Lyon), Amandine CHANAUD (orthophoniste, Limoges), Alexandre KLEIN, philosophe des sciences (Ottawa, Canada), Nicolas PETIT (orthophoniste doctorant en neurosciences cognitives, Lyon), Marianna SCARFONE (MCU en histoire de la santé, Strasbourg) et Agnès WITKO (orthophoniste et MCU, Lyon), pour leur participation initiale au projet.

Le contexte :

Les orthophonistes ont toujours été formé.es et diplômé.es par l’université, et leur identité professionnelle s’est forgée par étapes successives. La phase d’universitarisation des formations initiales des autres professions de santé, comme la profession d’infirmier·e, de masseur-kinésithérapeute, d’ergothérapeute (Morel-Bracq 2009) a conduit les praticiens de santé à remodeler les contours de leur identité professionnelle, tout comme d’autres professionnels l’ont fait (Gentili 2005, rapport Hénart 2011). L’évolution régulière des compétences des orthophonistes et la réflexion actuelle sur l’interdisciplinarité et l’interprofessionnalité doivent à présent absorber de nouvelles notions telles que la coordination, les pratiques avancées, l’expertise (Auger & Verdier 2019, Borry 2020).

En France[1] comme à l’étranger, l’orthophonie/logopédie a su évoluer avec les modèles théoriques complémentaires dans le domaine de l’éducation et des apprentissages, les conceptions de la langue et du langage, tout comme dans le domaine biomédical et de la santé (Maillart 2010). La relation au soin, les postures professionnelles, les rôles et les périmètres d’action ont progressé, intégrant le patient et son entourage au cœur de la dynamique d’intervention (Akrich & Rabeharisoa 2012). Peu de publications existent sur l’identité professionnelle de l’orthophoniste, mais le sujet de l’expertise et de la compétence a largement été exploré pour d’autres disciplines (Dubar 1994, Gasseau et al. 2015, Ginsbourger 2016, Guillouet 2018, Magnon 2011, Marichalar et al. 2015, Saint-Etienne 2004, Simon et al. 2020, Tardif 2017).

Ce projet IPOHE 2020-2022, particulièrement actuel (Stokes & McCormick 2015, Woollven 2014) s’appuie sur un consortium pluridisciplinaire composé d’experts en orthophonie, et d’experts en sciences humaines et sociales.

Cette expertise en orthophonie est explorée au travers des questions suivantes :

  • En quoi / Comment l’expertise et les compétences ressenties et reconnues de l’orthophoniste du 21ème siècle permettent de définir son identité professionnelle ?

  • Comment l’orthophonie se définit-elle au regard des autres disciplines scientifiques, des autres professionnels de santé et de l’éducation et en tant que telle ? quel regard porte la société sur cette identité professionnelle ?

  • Quels ont été les jalons de l’histoire de l’orthophonie ? comment la discipline s’est-elle structurée et en regard des autres champs de la santé ?

  • Au travers de la formation de la construction des compétences, et de l’expertise, quels sont les écrits, les documents visibles, les objets matérialisant l’expertise des orthophonistes, comment ces professionnels s’en servent et se les approprient ?

Figure 1:  marqueurs de l’expertise de l’orthophoniste

Quatre groupes de travail se sont constitués avec pour objectif de structurer leur réflexion et de fournir de bases pour une journée d’étude, de recueillir et identifier des données de recherche ainsi que des axes principaux qui sont les suivants :

  1. Naissance de la discipline et ses fondateurs ;
  2. Définition de l’expertise en orthophonie ;
  3. Socio-histoire de la profession ;
  4. Pratiques, discours et usages en orthophonie.

Le jeudi 24 mars 2022 se tiendra à Paris la journée d’étude du projet qui sera suivi de la publication des actes.

Sous-dossier : « Programme de formation des aidants de personnes aphasiques »

Le projet :

La FNAF (Fédération Nationale des Aphasiques de France), la SNLF (Société de Neuropsychologique de Langue Française) et le CFO (Collège Français d’Orthophonie) proposent un programme d’action commun portant sur la sensibilisation et formation –en présentiel et distanciel – en direction des aidants de personnes aphasiques pour les années 2020 à 2022. Ce programme est principalement financé par la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie).

 Les aidants pourront construire leur parcours de formation et suivre de un à six modules de formation. L’objectif des modules de formation est d’offrir aux aidants de personnes aphasiques les connaissances et les outils leur permettant de: 

  • Faire face au quotidien à ces troubles ; 
  • Disposer de repères et d’informations;
  • Connaître leurs droits et de faciliter leurs démarches;

Ils répondent aux besoins formulés par les aidants de personnes aphasiques et relayés par la FNAF. Les formations assurées par des orthophonistes et des psychologues prennent en compte les attentes des aidants en termes de connaissances et de pratiques dans le domaine de la communication avec la personne aphasique, et l’apport d’outils et d’une base théorique pour mieux vivre les problématiques spécifiques à leur rôle d’aidant.

Pourquoi ce projet ?

En France, on estime que l’aphasie touche plus de 300 000 personnes et 30 000 nouveaux cas sont recensés chaque année. L’âge moyen de survenue d’un AVC est de 73 ans (70 ans pour les hommes et 76 ans pour les femmes). Le quart des AVC concernent des personnes de moins de 65 ans, la moitié des personnes de 65 à 84 ans et un autre quart, des personnes d’au moins 85 ans.

L’accompagnement des proches aidants de personnes aphasiques a fait l’objet de plusieurs programmes d’actions dans le cadre de conventions avec la CNSA :

  • En 2010-2011, la CNSA, la DGCS, la FNAF, la Société Française de Psychologie (SFP) et le CFO initiaient un premier programme de formation, qui proposait 23 sessions en présentiel de sensibilisation et 23 sessions en présentiel de formation sur la durée totale du programme. En appui de ces sessions, trois brochures étaient diffusées aux aidants.
  •  En 2014-2017, la CNSA, la FNAF, la SFP, la SNLF et le CFO prolongeaient le premier programme d’action, en organisant 64 sessions en présentiel de sensibilisation et 72 sessions en présentiel de formation. Un niveau de formation à distance ouvert à 1 700 aidants prolongeait le programme d’action. En appui des sessions cinq brochures étaient diffusées aux aidants.

Dans le contexte des dispositions de la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement élargissant les possibilités de financements des actions en direction des proches aidants au-delà de la seule formation, la CNSA, la FNAF, la SNLF et le CFO ont souhaité renouveler et approfondir leur collaboration, afin de poursuivre des actions de formation des proches aidants mais également de développer des actions de sensibilisation et de formation en distanciel, de diffusion d’outils et de communication pour les années 2020 à 2022.

Comité de pilotage :

La FNAF :

 La Fédération Nationale des Aphasiques de France et ses associations affiliées rassemblent les éléments adhérant aux mêmes buts d’élargissement de la connaissance et de la prise de conscience de l’aphasie et de l’aide, sur tous les plans, aux aphasiques et à leurs familles.

La Fédération nationale des aphasiques de France s’est fixé pour objectif de :

  • mieux faire connaître leur handicap, le faire reconnaître, en tant que fait social, par l’ensemble des citoyens,
  • aider les aphasiques à sortir de leur isolement en concourant à leur réinsertion et à leur réadaptation sociales,
  • participer à l’élargissement des connaissances de ce handicap,
  • défendre les droits moraux et matériels des aphasiques et de leurs familles, soit collectivement, soit individuellement,
  • promouvoir et soutenir toutes recherches et études médicales et sociales sur l’aphasie et les aphasiques.

 Le CFO

Le Collège français d’orthophonie a pour membres fondateurs l’Union nationale pour le développement de la recherche et de l’évaluation en orthophonie (UNADREO), société savante orthophoniste, et la Fédération nationale des orthophonistes (FNO), seule organisation représentative des orthophonistes. Le Collège Français d’Orthophonie s’est notamment fixé pour buts de participer à l’amélioration de la qualité des soins par le développement continu des connaissances, l’évaluation des pratiques, la participation à tous travaux d’évaluation médico-économique et en santé publique, notamment utilité des actes orthophoniques, recommandations…

 La SNLF

La Société de neuropsychologie de langue française a été fondée en 1977. Cette société savante a pour but de promouvoir les savoirs et connaissances dans le domaine de la neuropsychologie ainsi que défendre les intérêts des divers professionnels œuvrant dans le domaine de la neuropsychologie et qui ont en commun l’usage de la langue française. 

Ses missions sont de contribuer à développer :

  • L’étude des relations mutuelles du cerveau, du fonctionnement mental et du comportement chez l’être humain et chez l’animal,
  • Les études cliniques et/ou expérimentales s’inscrivant dans ce cadre,
  •  Les programmes thérapeutiques visant à remédier aux perturbations cognitives et comportementales dues aux affections du système nerveux central.

Le contenu du  projet

Le programme est organisé selon quatre axes, qui structurent donc un programme pédagogique décliné en six modules distincts de formation :

  • Axe 1 : Deux modules distincts de sensibilisation à destination des aidants sur les répercussions du handicap de communication (psychosociales, cognitives et psychologiques) pour les personnes aphasiques et leur entourage.  Le premier module est décliné en sessions et peut être suivi en présentiel. Le second module peut être suivi à distance. Des brochures, au nombre de six, sont mises à disposition des aidants, en tant qu’outils pédagogiques.
  • Axe 2 : Quatre modules distincts de formation avec pour objectif pour le proche aidant de :

– Comprendre les répercussions psychologiques et l’impact sur la qualité de vie (Mieux vivre).  – Faciliter et améliorer la communication avec la personne aphasique (Mieux communiquer),

Le module Mieux vivre peut être suivi en présentiel. Le module Mieux communiquer peut être suivi en présentiel. Un troisième module Mieux communiquer peut être suivi à distance. Des brochures, au nombre de six, sont mises à disposition des aidants, en tant qu’outils pédagogiques.

  • Axe 3 : Des actions de communication, afin de : – Faire connaître le parcours de formation, pour inciter les aidants à s’y inscrire, – Faire connaître l’aphasie et le rôle de l’aidant, pour permettre aux aidants isolés de s’identifier en tant que tels et les encourager de la sorte à s’inscrire au sein du parcours de formation.
  • Axe 4 : Un pilotage et une évaluation du dispositif, afin d’organiser le programme d’action.

Architecture du programme :

  • Axe 1 : Modules de sensibilisation

o Action 1.1 : Module en présentiel de sensibilisation

o Action 1.2 : Module à distance de sensibilisation

o Action 1.3 : Outils pédagogiques

  • Axe 2 : Modules de formation

o Action 2.1 : Formations de formateurs 

o Action 2.2 : Module en présentiel Mieux vivre 

o Action 2.3 : Module en présentiel Mieux communiquer

o Action 2.4 : Module à distance Mieux communiquer

  • Axe 3 : Actions de communication

  • Axe 4 : Pilotage et évaluation du dispositif

Partenaires :  

Un comité de pilotage, composé notamment de représentants des partenaires et de la CNSA, assurera le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre du programme, et en communiquera les résultats, sur la base d’indicateurs que les membres dudit comité de pilotage auront préalablement définis. Les comptes rendus du comité de pilotage seront transmis à la CNSA.